LE PROJET ALIMENTAIRE TERRITORIAL

Depuis plusieurs années L’Uzège a travaillé à l’élaboration d’un Projet alimentaire territorial en vue de faire croître la consommation alimentaire locale et l’amélioration de la qualité pour plus de solidarité et d’autonomie.

Le Conseil de développement du PETR (CDD) Uzège-Pont du Gard, où L’Uzège est bien représentée, prépare le projet de territoire. Le plan alimentaire territorial est un de ces sujets qui rencontrent un vif accord des différents acteurs concernés, des producteurs aux consommateurs. Il est issu de multiples réunions, débats, enquêtes, par contre, il ne se met pas en place, faute de ressources humaines et techniques locales pour en animer la réalisation. Du fait d’un appel à proposition (novembre 2019) du Ministère de l’Agriculture sur le sujet, le PETR a décidé, à notre demande, de porter une réponse en espérant être retenu.

Ce projet répond aux priorités du PADD (plan de développement durable) :

  • S’engager pour la lutte contre le changement climatique
  • Instaurer un esprit de solidarité territoriale et d’inclusion sociale
  • Apporter un avenir à notre agriculture 

L’Uzège avait mené des démarches dès 2010 sous forme de groupes de travail avec les agriculteurs qui avaient conduit à dégager des attentes variées :

  • Augmenter l’approvisionnement en produits agricoles locaux des acteurs ;
  • Organiser la rencontre des acteurs du territoire autour de produits locaux ;
  • Faire partager et valoriser le lien agriculture-qualité de vie du territoire ;
  • Favoriser l’emploi et l’installation dans le domaine agricole de jeunes)
  • ces enjeux se synthétisant dans le thème « Approvisionner par des produits locaux les cuisines collectives. »

La montée en qualité est sous-jacente a ces enjeux : dans un territoire au passé millénaire du maraîchage, la restauration collective s’approvisionne essentiellement sur les marchés de gros de Montpellier et au delà, les produits venant le plus souvent de l’étranger : Espagne, Maroc. Or il y a une demande collective de la part des familles pour une alimentation de qualité et de proximité, permettant aussi l’éducation alimentaire et la lutte contre le gaspillage alimentaire. On veut aussi aider à la création d’emplois agricoles et  réduire la précarité de l’alimentation des personnes fragilesIl doit enfin renforcer la création de valeur ajoutée (production, transformation, distribution) et contribuer au potentiel économique de notre région. Il agrège d’autres valeurs et atouts : le patrimoine agricole, le tourisme  durable, la destination d’excellence. 

Un Comité de pilotage comprendra des représentants des acteurs du territoire (cuisines collectives, agriculteurs, associations concernées), un représentant du Département et un autre de la Région, la Chambre d’Agriculture, L’objectif est de concrétiser ce projet dans une période de 18 mois débouchant sur les investissements nécessaires tels une légumerie, de nouveaux hectares dédiés au maraîchage permettant également l’implantation de jeunes agriculteurs, et bien d’autres idées proposées par les communes, les professionnels (agriculteurs, transformateurs), et les consommateurs (cantines écoles et lycées, Ehpad, restaurateurs) tels la gestion des déchets alimentaires,  les jardins partagés, etc.