Route d'Uzès

« LA ROUTE D’UZÈS »

De Remoulins à Uzès

A la suite de l’engagement autour du « parcours de la romanité », élément du dossier de préservation des mosaïques d’Uzès, et prenant en compte les nombreux travaux menés depuis quelques années, notamment au travers des Rencontres du Pont du Gard, L’Uzège a souhaité vérifier s’il n’était pas possible d’appliquer ses orientations à un projet territorial concret. En effet beaucoup d’éléments peuvent être fédérés en un projet cohérent : projets en faveur de la réhabilitation du petit patrimoine et de la pierre sèche, projets pour le maintien de l’activité agricole et de la qualité paysagère, acquis et avancées de la révision du Schéma de cohérence territoriale (SCoT), qui fait de la préservation paysagère un de ses axes forts.

Voie emblématique d’entrée dans l’Uzège, « la Route d’Uzès », de Remoulins à Uzès, est le reflet de ce qu’est l’Uzège/Pont du Gard, un ensemble exceptionnel de paysages de vignes et d’oliviers, de silhouettes de villages médiévaux et de bourg « art et histoire », d’alignement d’arbres d’ombrage, de collines de garrigues et de plaines cultivées, ancré dans un parcours de romanité unique, depuis Uzès, ville romaine, et inséré dans un écrin patrimonial labellisé « grand site Occitanie», et portant aussi le souvenir des grands artistes qui ont fréquenté notre région : Nicolas de Staël, Picasso, Clergue, etc.

La protection de la plaine d’Uzès, « hinterland du Pont du Gard » est intrinsèquement liée à l’intégrité culturelle à long terme du monument. La révision en cours du SCoT tiré par l’exigence paysagère, décrit la route d’Uzès (D981) en tant qu’«axe de découverte stratégique», ou plutôt «paysage de découverte stratégique». C’est pour cela que L’Ugège a entrepris de tenter de fédérer l’ensemble au travers d’un « Plan Paysager opérationnel », projet singulier, démonstratif et expérimental d’excellence liant des actions concrètes, patrimoniales, environnementales, urbanistiques, et agricoles, mêlant l’histoire et l’antique, le contemporain et l’avenir du territoire et les enjeux de transition écologique et climatique actuels. Ce projet rencontre beaucoup d’intérêt au niveau des acteurs du territoire, et pourrait faire l’objet d’un portage par le PETR, associant les associations locales, les municipalités et les organes techniques et intercommunaux. Il reçoit l’appui scientifique de l’Ecole nationale du paysage de Versailles/Marseille. Il sera soumis à un appel à proposition du ministère de l’écologie en 2019.